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Le train de ma vie (Jean d’Ormesson)

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents. On croit qu’ils voyageront toujours avec nous.

Pourtant, à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.

Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train. Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l’amour de notre vie. Beaucoup démissionneront (même éventuellement l’amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand. D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au-revoirs et d’adieux. Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes

On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons. Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.

Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.

Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous. Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train.

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Francis Cabrel

Chanson prémonitoire ?

« J’ai peur d´avoir donné … le pouvoir à des fous … … le pouvoir à des fous…
Mais les fous sont des messieurs très bien,
Qui ont des gants en satin,
Et des griffes en dessous,
Et qui s´amusent à pousser les frontières,
Et qui prennent ma terre … pour un tas de cailloux … … pour un tas de cailloux… »

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Taslima Nasreen : « L’âge des ténèbres islamique »

Détails sur La libre du 7 juin 2013

Taslima Nasreen« L’âge des ténèbres chrétien est passé. L’âge des ténèbres islamique, c’est maintenant. » Vingt ans de vie passés sous la menace d’une fatwa n’ont pas émoussé le combat de Taslima Nasreen pour les droits des femmes et la laïcité de l’Etat. L’écrivaine, qui a fui son pays natal, le Bangladesh, en 1994, vit actuellement en Inde, sous surveillance permanente.
« La crainte d’offenser les musulmans et le monde islamique a maintenu l’islam à l’écart de l’examen critique auquel d’autres religions sont soumises », regrette l’auteure de « Lajja ». « Aucun pays ne peut devenir civilisé sans critique des pratiques dogmatiques de ses religions. »
Les mots qu’utilise Taslima Nasreen sont directs et tranchants. Mais ils sortent de sa bouche dans un souffle. Sans doute, quand nous la rencontrons, est-elle aussi un peu lasse de cette longue journée bruxelloise qu’elle vient de passer, d’une conférence à l’autre, d’un parlement (belge) à l’autre (européen) où ses interlocuteurs lui ont paru « comme des robots ».

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Le sourire

sourire

Un sourire ne coûte rien
Et produit beaucoup.
Il enrichit ceux qui le reçoivent,
Sans appauvrir ceux qui le donnent
Il ne dure qu’un instant,
Mais son souvenir est parfois éternel.

Personne n’est assez riche pour s’en passer.
Personne n’est assez pauvre pour qu’il soit inutile.
Personne n’est assez méprisable pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur au foyer,
Soutient en affaires et au travail.
Il est le signe sensible de l’amitié.
Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
Rend courage aux plus découragés.

Il ne peut ni s’acheter,
Ni se prêter, ni se voler,
Car il n’a de valeur
Qu’à partir du moment où il se donne.

Et si quelquefois
Vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire,
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre.
Car nul n’a autant besoin d’un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres…

Anonyme

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Notre peur la plus profonde

Notre peur la plus profonde n’est pas d’être incapables. Notre peur la plus profonde est d’être puissants au-delà de toute mesure. C’est notre lumière, pas notre ombre qui nous effraie le plus. Nous nous demandons : « Qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ? ». En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Jouer petit ne rend pas service au monde. Il n’y a rien de sage à vous rétrécir pour que les autres ne se sentent pas en danger à cause de vous. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu, qui est au-dedans de nous. Elle n’est pas seulement dans certains d’entre nous, elle est dans chacun et, en laissant notre lumière briller nous donnons aux autres la permission d’en faire autant. Lorsque nous sommes libérés de notre peur, notre présence libère les autres.

Marianne Williamson