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L’univers est-il conscient ?

« Is the universe conscious? It seems impossible until you do the maths« 

Ils l’appellent «l’efficacité déraisonnable des mathématiques».

Le physicien Eugène Wigner a inventé la phrase dans les années 1960 pour résumer le fait curieux que, en manipulant les nombres, nous pouvons décrire et prédire toutes sortes de phénomènes naturels avec une clarté étonnante, des mouvements des planètes et du comportement étrange des particules fondamentales aux conséquences d’un collision entre deux trous noirs à des milliards d’années-lumière. Maintenant, certains se demandent si les mathématiques peuvent réussir là où tout le reste a échoué, démêlant tout ce qui nous permet de contempler les lois de la nature en premier lieu.

C’est une grande question.

La question de savoir comment la matière donne naissance à l’expérience ressentie est l’un des problèmes les plus épineux que nous connaissions. Et bien sûr, le premier modèle mathématique étoffé de la conscience a suscité un énorme débat pour savoir s’il peut nous dire quelque chose de sensé. Mais alors que les mathématiciens travaillent à perfectionner et à étendre leurs outils pour regarder au plus profond de nous-mêmes, ils sont confrontés à des conclusions qui sautent aux yeux.

Enfin, ce qu’ils découvrent semble suggérer que si nous voulons obtenir une description précise de la conscience, nous devrons peut-être abandonner nos intuitions et accepter que toutes sortes de matières inanimées puissent être conscientes – peut-être même l’univers dans son ensemble. «Cela pourrait être le début d’une révolution scientifique», explique Johannes Kleiner, mathématicien au Munich Center for Mathematical Philosophy en Allemagne.

Traduit d’un article du New scientist

 

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Le train de ma vie (Jean d’Ormesson)

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents. On croit qu’ils voyageront toujours avec nous.

Pourtant, à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.

Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train. Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l’amour de notre vie. Beaucoup démissionneront (même éventuellement l’amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand. D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au-revoirs et d’adieux. Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes

On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons. Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.

Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.

Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous. Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train.

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Le cinquième élément

Le Besson alchimique décodé par Patrick Burensteinas

Un de mes amis Pierre P. a une autre interprétation, je vous la livre également :

1. 1985 Subway = la terre;
2. 1988 le Grand Bleu = l’eau;
3. 1990 Nikita = le feu;
4. 1991 Atlantis = l’air (*)
5. 1997 le 5ième élément : la quintessence = L’Amour !

(*) : Dans Atlantis, on voit surtout des raies Mantas et on a l’impression qu’elles volent… et, à l’exception de notre apprentissage mental (l’on a appris ce qu’étaient les poissons), il n’y a aucune référence à l’eau… par contre, la dernière image, à la fin, on quitte l’océan pour s’envoler et confirmer que le thème était bien l’air…