Il y a deux sortes de bonheur, mais l’un d’entre eux est supérieur à l’autre

BonheurDes scientifiques de l’université d’UCLA, qui ont étudié l’influence du bonheur sur la santé au cours d’une recherche qui a duré une dizaine d’années, affirment que notre satisfaction dans la vie a un impact sur nos gênes, rapporte Sciences Daily. Steven Cole et ses collègues du Cousins Center de l’UCLA se sont demandés comment le génome humain réagissait aux états psychologiques positifs.

Il y a deux sortes de satisfaction :

1. Le bonheur eudémonique*, c’est-à-dire le bonheur provenant de notre épanouissement, de l’utilisation de nos talents et compétences pour poursuivre des objectifs qui ont du sens pour nous ;

2. Le bonheur hédoniste, qui est lié à la poursuite du plaisir et de l’expérience de certains stimuli.

Les chercheurs ont travaillé sur des échantillons de sang de 80 adultes en bonne santé qui avaient été d’abord caractérisés selon leur type de bien-être, eudémonique ou hédoniste.

Les individus qui connaissaient un bonheur eudémonique témoignaient d’une expression génétique qui les prédisposait moins au risque d’inflammation. Ils présentaient également un système de défense plus efficace, avec une forte expression d’antiviraux et d’anticorps. En clair, ils étaient mieux prédisposés pour lutter contre les bactéries et les virus. En revanche, les gens au profil hédoniste étaient plus exposés au risque d’inflammation et ils avaient une expression des antiviraux et des anticorps moins favorable.

Cependant, au niveau de la satisfaction, il n’y avait pas de différence de bien-être entre les deux groupes, les personnes heureuses sur un mode eudémonique étaient aussi heureuses que celles qui l’étaient sur le mode hédoniste.

«Ce que cette nous indique cette recherche, c’est que s’épanouir et se sentir bien ont des effets différents sur le génome humain, même si cela génère des émotions positives de niveaux similaires», conclut Steven Cole.

* eudémonique : (philosophie) relatif à l’eudémonisme, doctrine morale posant comme principe que le bonheur est le but de l’action

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