Implication du groupe Bilderberg dans divers attentats en Europe ?

Dans la mouvance de Gladio …
Selon un document émis en 2000 par des parlementaires italiens membres des Démocrates de gauche, Gladio aurait participé en Italie à la stratégie de la tension, avec l’aide de la loge maçonnique P2, dirigée par Licio Gelli, destinée à « empêcher le PCI et, dans une moindre mesure, le PSI, à accéder au pouvoir exécutif ». Perpétré par le second groupe des Brigades rouges (les fondateurs étaient alors en prison), l’assassinat du leader de la Démocratie chrétienne (DC), Aldo Moro, en mai 1978, a mis fin à tout espoir d’un compromis historique entre la DC et le PCI. De 1969 à 1980, plus de 600 attentats (4 sur 5 étant attribués aux organisations clandestines d’extrême droite pendant les « Années de plomb ») ont fait en Italie 362 morts et 172 blessés13. Ce document, dépourvu de valeur officielle, a provoqué de vifs débats au parlement italien, et a vu la validité de ses conclusions contestée.

En Belgique, une commission d’enquête parlementaire sera mise en place. Elle tentera de cerner les activités exactes du réseau Gladio et de vérifier si le Gladio belge pouvait être impliqué dans les tueries du Brabant. Les parlementaires se heurtèrent à un secret défense, véritable mur du silence. Les parlementaires souhaitaient comparer la liste des membres du réseau Gladio à celle des suspects cités dans le dossier des tueries. Ils reçurent une fin de non-recevoir des services de renseignements tant civils que militaires.

Le journaliste d’investigation René Haquin se demandait si l’OTAN n’était pas derrière les tueries mais aussi derrière les attentats des CCC afin de reproduire en Belgique la stratégie de la tension. Les tueries éclatèrent en effet en pleine crise des euros-missiles. Les Américains voulaient installer en Belgique des missiles de croisière pointés vers les pays du Pacte de Varsovie. L’opinion publique belge était majoritairement opposé à cette installation et les mouvements pacifiques parvenaient à organiser de gigantesques  manifestations anti-missiles, mettant dans l’embarras le gouvernement de centre-droit. Au sein de l’OTAN, certaines têtes pensantes ont-elles pu estimer que le royaume de Belgique était devenu le centre mou de l’Alliance et qu’il fallait par la violence obliger le pouvoir politique à prendre des mesures sécuritaires ?

Un livre relance le débat, du moins en Italie.  Aujourd’hui, c’est le président honoraire adjoint de la Cour de Cassation italienne, Ferdinando Imposimato, qui égratigne sérieusement le Groupe Bilderberg dans son livre La république des massacres impunis.

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