Singapour se végétalise
Singapour, ou comment une métropole étouffante s’est donné pour objectif de devenir une ville qui respire. Dans la vidéo « Pourquoi Singapour végétalise autant ? », on découvre comment la cité-État a fait de la nature un pilier de son modèle urbain, au point de transformer ses tours en véritables morceaux de paysage.[youtube]
Depuis les années 1960, Singapour suit une vision de « city in a garden » : la ville doit s’inscrire dans un grand continuum végétal, et non l’inverse. Cette ambition est traduite dans la loi avec des programmes comme LUSH, qui obligent les promoteurs à compenser les surfaces bâties par des toits, terrasses et façades végétalisés, et les encouragent via des bonus de constructibilité. Des subventions permettent aussi de verdir les bâtiments existants, faisant de la végétalisation une stratégie à grande échelle, et pas un simple gadget marketing.[youtube]
À cela s’ajoutent des politiques comme « City in Nature » et le programme « One Million Trees », qui protègent des milliers d’hectares d’espaces verts et multiplient les plantations d’arbres, pilotés grâce à des outils numériques et des capteurs. La nature y est gérée comme une infrastructure intelligente, capable de rafraîchir la ville, filtrer l’air et améliorer le confort de vie.[youtube]
Des bâtiments emblématiques incarnent cette approche : l’hôtel Oasia Downtown, tour recouverte de plantes et percée de jardins suspendus, ou le complexe Marina One, organisé autour d’un immense “cœur vert” tridimensionnel. Dans ces projets, la végétation n’est plus un décor, mais un élément structurant de l’architecture et de la performance énergétique.[youtube]
Singapour est un laboratoire d’un futur urbain moins dystopique, où densité, technologie et biodiversité cohabitent. Elle pose finalement une question simple, mais décisive : nos villes veulent-elles continuer à étouffer, ou choisir, comme Singapour, d’investir massivement dans le vivant pour inventer une autre façon d’habiter la ville ?

