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Desiderata

Max Erhman

Va paisiblement ton chemin à travers le bruit et la hâte, et souviens-toi que le silence est Paix. Autant que faire se peut, et sans courber la tête, sois ami avec tes semblables. Exprime ta vérité calmement et clairement, et écoute les autres, même les plus ennuyeux ou les plus ignorants, eux aussi ont quelque chose à dire.
Fuis l’homme à la voix haute et autoritaire, il pèche contre l’esprit. Ne te compare pas aux autres, par crainte de devenir vain ou amer, car toujours tu trouveras meilleurs ou pires que toi.
Jouis de tes succès, mais aussi de tes plans.
Aime ton travail, aussi humble soit-il, car c’est un bien réel dans un monde incertain. Sois sage en affaires, car le monde est trompeur, mais n’ignore pas non plus que vertu il y a, que beaucoup d’hommes poursuivent un idéal, et que l’héroïsme n’est pas chose si rare.
Sois toi-même, et surtout ne feins pas l’amitié, n’aborde pas non plus l’amour avec cynisme, car malgré les vicissitudes et les désenchantements, il est aussi vivace que l’herbe que tu foules.
Incline-toi devant l’inévitable passage des ans, laissant sans regret la jeunesse et ses plaisirs.
Sache que pour être fort tu dois te préparer, mais ne succombe pas aux craintes chimériques qu’engendrent très souvent fatigue et solitude.
En deçà d’une sage discipline, sois bon avec toi-même.
Tu es bien fils de l’Univers, tout comme les arbres et les étoiles, tu y as ta place et quoi que tu en penses, il est clair que l’Univers continue sa marche, comme il se doit.
Sois donc en paix avec Dieu, quel qu’il puisse être pour toi, et quelles que soient ta tâche et tes aspirations, dans le bruit et la confusion de la Vie, garde ton âme en paix.
Malgré les vilenies, les labeurs, les rêves déçus, la Vie a encore sa Beauté. Sois prudent, essaye d’être heureux.

Poème de Max Erhmann (1927)

Télécharger : Desiderata avec mise en page (à distribuer sans modération)

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Les cinq accords toltèques

Don Miguel Ruiz

1. Que votre parole soit impeccable.
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

2. Ne réagissez à rien de façon personnelle.
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

3. Ne faites aucune supposition.
Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.

4. Faites toujours de votre mieux.
Votre « mieux » change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

5. Soyez sceptique, mais apprenez à écouter.
L’écoute cette fois, ne nous mène pas à croire ce qu’on nous dit, mais à comprendre celui ou celle qui nous le dit (cinquième accord ajouté dans le livre du même nom)

les quatre accords toltèques      Cinquième accord toltèque

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La prison

Où cours-tu ? ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?

Nous sommes enfermés dans une prison et une voix nous dit : « Sors. » Nous répondons : « impossible, la porte est verrouillée », et la voix nous dit : « Oui, mais elle est verrouillée l’intérieur, regarde et ouvre ! »

Christiane Singer

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Si … de Joseph Rudyard Kipling

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,

Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr a ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux ne soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un songeur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphes après défaites
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu SERAS UN HOMME MON FILS.

Joseph Rudyard Kipling

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La Tendresse

On peut vivre sans richesse Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse On ne le pourrait pas
Non, non, non, non On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l’histoire Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse Il n’en est pas question
Non, non, non, non Il n’en est pas question

Quelle douce faiblesse, Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment

Le travail est nécessaire Mais s’il faut rester
Des semaines sans rien faire Eh bien… on s’y fait
Mais vivre sans tendresse Le temps vous paraît long
Long, long, long, long Le temps vous parait long

Dans le feu de la jeunesse Naissent les plaisirs
Et l’amour fait des prouesses Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse L’amour ne serait rien
Non, non, non, non L’amour ne serait rien

Quand la vie impitoyable Vous tombe dessus
On n’est plus qu’un pauvre diable Broyé et déçu
Alors sans la tendresse D’un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non On n’irait pas plus loin

Un enfant vous embrasse Parce qu’on le rend heureux
Tous nos chagrins s’effacent On a les larmes aux yeux

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu…
Dans votre immense sagesse Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse Pour que règne l’amour
Pour que règne l’amour

Chanson de Bourvil

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Boris Cyrulnik

Boris Cyrulnik, le psychologue qui a popularisé en France, le concept de résilience. Il répond ici à quelques questions fondamentales :
  • Pourquoi un homme cultivé, un bon père de famille peut devenir un tortionnaire ?
  • Pourquoi les jeunes sont-ils parfois si violents ?
  • La remise en question du système judiciaire français à l’occasion du procès Papon

http://www.youtube.com/watch?v=7tFzPtp8BB4&feature=youtu.be