La batterie automobile a peut-être un bel avenir devant elle

Source 08/11/2017 Hadrien Augusto

Dans les années 2020, Toyota prévoit de mettre au point une technologie de batterie automobile plus sécuritaire, à la recharge plus rapide ainsi qu’à l’autonomie majorée. Oubliez le lithium-ion, les batteries de voiture électrique de demain pourraient être à électrolyte solide selon les propos tenus par le constructeur au salon de Tokyo et relevé par Le Point Auto.

Certains jouent la carte du 100% électrique en fermant les yeux sur l’hydrogène. D’autres, n’arrivent pas encore à trancher. Et mieux encore : ces derniers cherchent à développer chacune des deux technologies dans des ambitions solides. Et force est de constater que ces firmes sont asiatiques. Alors que Hyundai est bien partie avec la Ionic, c’est aujourd’hui Toyota qui prend la vedette, voire la tête de la course…

Electrolyte solide, une nouvelle technologie de stockage d’énergie
L’explication est assez scientifique. A l’heure actuelle, les batteries de voitures électrique ou hybride électrique possède des stockages d’énergie constitués de lithium-ion. Elles pourront demain – selon Toyota – être garnies d’électrolyte solide, un matériau qui viendrait séparer les deux électrodes constituant la batterie. La particularité ? A l’opposé de nos batteries actuelles, l’électrolyte serait ici de forme cristalline, soit un matériau solide. L’avantage principal : l’aspect sécuritaire. En effet, une fois installée sur un véhicule, la batterie aura un risque de court-circuitage réduit face à un modèle au lithium-ion. Ce dernier étant pénalisé par sa plage de température d’utilisation (entre 15° et 35°) ainsi qu’à la possible apparition de formes solides et conductrice dans le liquide.

Mais la sécurité n’est pas le seul avantage du produit, à en croire Toyota et Yves Maroselli, journaliste et expert automobile au magazine Le Point. Sa plage d’exploitation de -20° à 100° permettrait aux véhicules équipés de cette batterie de générer un gain de poids sur la balance. L’absence de circuit de refroidissement des batteries au lithium-ion seraient en effet notable sur le poids total du véhicule. Enfin, ses compétences en terme d’autonomie et rechargement seraient augmentées de leurs côtés, du fait que la batterie pourrait recevoir des charges supérieures. Quand Hyundai semble être sceptique sur l’avenir du 100% électrique (voir les propos du directeur Hyundai France dans l’article essai du SUV Kona), Toyota se veut plus confiant avec un avenir en marche pour l’électrique.

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Une batterie pour voiture qui se charge en 6 minutes

Le groupe japonais Toshiba vient de présenter une toute nouvelle batterie qui permet d’obtenir un peu plus de 300 km d’autonomie en seulement six minutes de charge ! Pour ce faire, les ingénieurs ont modifié les anodes en graphène de la batterie lithium-ion par de l’oxyde de titane et de niobium. L’ensemble supporte parfaitement le froid, du moins jusqu’à -10°. Et Toshiba de préciser qu’après 5.000 cycles de charge et décharge, les batteries conservent toujours 90 % de leur capacité initiale !

Cette nouvelle génération de batteries, baptisée SCIB (pour Super Charge Ion Battery) devrait entrer en production dans le courant de l’année 2019 !

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Monsanto connaissait le lien entre Roundup et cancer

Dans des documents internes, l’entreprise Monsanto fait elle-même le lien entre son désherbant très populaire Roundup et le cancer, indiquent mardi le magazine Knack et le périodique néerlandais OneWorld, deux médias qui ont pu voir les documents du géant américain de la biotechnologie.

L’un de ces documents est un PowerPoint de juillet 2008. « Le Roundup influence une des phases cruciales de la division cellulaire », peut-on y lire, « ce qui pourrait à long terme mener au cancer ». Ces documents internes de présentation contiennent aussi les conclusions du biologiste français Robert Bellé. Les résultats de son étude, publiés en 2002 dans le magazine scientifique Chemical Research in Toxicology, démontrent que le Roundup peut endommager l’ADN des cellules, dans des dosages bien moindres que ce qu’utilisent agriculteurs et jardiniers amateurs. Des e-mails internes laissent entrevoir que Monsanto considère les résultats de Bellé comme un problème sérieux.

Les documents en question ont été évoqués lors d’un procès en Californie où un millier de personnes, essentiellement des agriculteurs, affirment avoir développé un cancer des glandes lymphatiques à cause du Roundup.

Les risques qu’induirait le Roundup sont actuellement au coeur d’une polémique. En mars 2015 un groupe d’experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a conclu que le glyphosate, le constituant le plus important du Roundup, est « probablement cancérigène » pour l’homme. L’Agence européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) n’ont pas suivi cette conclusion et considèrent le glyphosate comme sans danger.

L’Union européenne est sur le point de renouveler pour dix ans la licence du glyphosate. C’est en tous cas ce que la Commission européenne propose aux Etats membres. La proposition fait pour le moment l’objet d’âpres négociations en coulisses. On devrait décider en décembre si l’herbicide le plus utilisé d’Europe reste sur le marché.

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Tous les gouvernements mentent

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Glyphosate: Monsanto aurait corrompu des scientifiques pour se donner du crédit

Publié par La Libre du 05/10/2017
voir aussi l’article du Monde sur ce sujet

Le géant agrochimique Monsanto a eu, à de nombreuses reprises, recours à ce qui est considéré comme une grave faute scientifique: le ghostwriting. C’est en tout cas ce qu’il ressort d’une nouvelle fournée des « Monsanto Papers » analysée par le journal Le Monde, qui en livre jeudi les dernières révélations. La pratique consiste, pour une entreprise, à agir en « auteur fantôme ». Alors que ses propres employés rédigent textes et études, ce sont des scientifiques sans lien apparent de subordination avec elle qui les endossent en les signant, apportant ainsi le prestige de leur réputation à la publication. Ces scientifiques reconnus sont naturellement payés pour leur service.

Il ressort des derniers documents internes à Monsanto, déclassifiés en raison des procédures judiciaires en cours aux Etats-Unis, que la multinationale y a eu recours à nombreuses reprises et sous différentes formes.

Le Monde relève notamment le cas d’Henry Miller, biologiste américain habitué à signer des tribunes dans des journaux réputés tels que les Wall Street Journal, New York Times ou encore Forbes. Le site Forbes a décidé, au mois d’août, de supprimer de ses archives tous les écrits signés par Henry Miller après avoir eu la preuve qu’il s’agissait en fait de documents rédigés par Monsanto et signés par le scientifique.

Mais la stratégie du géant agrochimique ne s’est pas uniquement concentrée sur le grand public, la pratique a également été utilisée pour des publications scientifiques dans des revues savantes.

« Si la pratique du ghostwriting est notoirement répandue dans le secteur pharmaceutique, la lecture des Monsanto papers pose désormais la question de son ampleur dans l’industrie chimique et agrochimique », souligne Le Monde.

Quand elle fait appel à des consultants externes, la firme s’autorise à apporter corrections et édition aux articles, qui portent pourtant la mention « ni les employés de la société Monsanto, ni ses avocats n’ont passé en revue les manuscrits du panel d’experts avant leur soumission à la revue ». Elle choisit également de taire certains auteurs, comme un certain J. Acquavella. Ancien employé de Monsanto, son nom pourrait attirer l’attention sur le manque d’éthique du processus.

A côté de contrats ponctuels, plus juteux en fonction de la crédibilité du nom, l’entreprise s’est aussi liée à l’année à différents scientifiques via des « master contracts ».

Monsanto nie tout ghostwriting et affirme que les mails internes – dans lesquels il est clairement fait référence aux montants alloués aux prête-noms et à la pratique – sont sortis de leur contexte.

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Catalogne : démocratie quand tu nous tiens !

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La mort de la banque traditionnelle

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Jamie Oliver a remporté son long combat contre l’une des plus grandes chaînes de fast food au monde, McDonald’s.

Après qu’Oliver ait montré comment les hamburgers McDo étaient fabriqués, la chaîne franchisée a finalement annoncé qu’elle changera ses recettes, annonce à peine reprise dans les médias. Oliver ne cesse d’expliquer, depuis des années, dans des documentaires, des émissions de télé et des interviews, que les parties grasses de la viande de bœuf sont « lavées » dans de l’hydroxyde d’ammonium et utilisées pour les hamburgers. Avant ce procédé de « lavage », selon Oliver, la viande est réputée impropre à la consommation humaine. Il explique que « fondamentalement, nous prenons un produit qui serait vendu dans des filières discount pour chiens, et qui, après ce procédé, est donné aux êtres humains ». Outre la faible qualité de la viande, l’hydroxyde d’ammonium est dangereux pour la santé.

Oliver parle du fameux « procédé pink slime ».
Qu’est-ce que le « pink slime » ? C’est un additif bon marché à base de viande de bœuf qui peut être ajouté à de la viande hachée ou transformée et servant ainsi d’agent de remplissage. Il se compose de morceaux de bœuf haché finement, de tendons, de graisse, de tissus conjonctifs qui ont été retirés mécaniquement dans une centrifugeuse chauffée à 38 °C afin d’en produire une pâte. Cette dernière est traitée à l’ammoniac ou à l’acide citrique pour l’élimination des bactéries, puis est finement broyée, pressée en blocs et surgelée pour son utilisation industrielle. Créé par Eldon Roth, le pink slime a été autorisé pour la nourriture des animaux autres que l’homme avant d’être, en 2001, autorisé pour la consommation humaine aux États-Unis.

Dans l’une de ses démonstrations hautes en couleur, Oliver montre aux enfants comment sont faits les nuggets. Après avoir mis de côté les meilleures parties du poulet, les restes (la graisse, la peau et les organes internes) sont traités pour devenir des nuggets.

En réponse à la mauvaise presse dont ce procédé a souffert grâce à Oliver, l’entreprise Arcos Dorados, le directeur de la franchise McDonalds en Amérique Latine, a dit qu’un tel procédé n’était pas pratiqué dans leur région. A noter qu’il en serait de même en Irlande et en Grande Bretagne où la viande provient de fournisseurs locaux.

Aux Etats-Unis, Burger King et Taco Bell avaient déjà abandonné l’utilisation de l’ammoniac dans leurs produits. L’industrie alimentaire utilise l’hydroxyde d’ammonium comme agent antimicrobien dans les viandes, ce qui a permis à McDonalds de détourner la « viande non comestible » et de l’utiliser autrement.

Le plus inquiétant est surtout le fait que, sous prétexte que l’hydroxyde d’ammonium est autorisé, par l’USDA (Département de l’Agriculture des Etats-Unis), comme composant dans la procédure de fabrication, les consommateurs ne savent pas quand ce produit chimique se retrouve dans leur nourriture.

Sur le site officiel de McDonalds, la société affirme que leur viande n’est pas chère parce que, le fait de servir chaque jour autant de personnes, leur permet d’acheter à bas prix à leurs fournisseurs et d’offrir ainsi des produits de la meilleure qualité.

Mais si le « pink slime » était vraiment la « meilleure qualité » que McDonald’s puisse trouver aux Etats-Unis, alors pourquoi ont-ils pu faire mieux en Amérique Latine et en Europe ? Plus précisément, pourquoi ne peuvent-ils apparemment pas faire mieux aux Etats-Unis ?

Toutes ces questions sont restées sans réponse de la part de McDonalds qui a nié que la décision de changer leur recette était liée à la campagne de Jamie Oliver.

Sur son site, McDonalds a admis qu’ils avaient abandonné le procédé.

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El Hierro : Un phare de l’énergie pour les îles

L’île d’El Hierro aux Canaries est passée en quelques années d’un système énergétique basé sur les hydrocarbures à un modèle visant à terme le 100% renouvelable. Une performance permise par une prise de conscience locale, une utilisation intelligente du terrain et une ingénierie de précision. Reportage.

Isolé sur l’océan Atlantique, au large de la Mauritanie, El Hierro appartient à l’archipel espagnol des Canaries. Battu par les vents, l’îlot volcanique n’abritait selon le dernier recensement que 11 000 personnes, alimentées depuis des années en électricité par une centrale thermique fonctionnant au diesel et opérée par l’électricien historique Endesa. C’est cela que les autorités ont décidé de changer.

Solution éolien/hydro

La Société Gorona del Viento a été créée en 2007, détenue à 77% par des acteurs locaux (Cabildo, région, ITC) et 23% par Endesa, pour créer un parc éolien et un barrage hydroélectrique. Le parc éolien comprend 5 aérogénérateurs de 2,3 MW, soit 11,5 MW au total. Il est couplé à une centrale hydroélectrique (6 MW) qui tire profit du dénivelé rapide de l’île volcanique. En effet, deux bassins de rétention d’eau ont été creusés (380 000 m3 et 150 000 m3) pour alimenter la centrale hydro. Le réservoir amont est rempli grâce à des pompes qui remontent l’eau de l’aval. C’est un système de Station de transfert d’énergie par pompage (STEP), bien connu en France.

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La production des batteries au graphène commence en Espagne

Écrit par Pierre Langlois le 11/03/2016

Que diriez-vous d’une batterie capable de stocker jusqu’à 1 kWh d’énergie électrique dans 1 kg? C’est 4 fois plus pour un même poids que peuvent stocker les batteries Panasonic utilisées dans les véhicules de Tesla Motors (au niveau des cellules)!
Il semble bien qu’on va assister très bientôt à une véritable révolution dans le monde des batteries, si on en croit quelques articles de médias espagnols et la compagnie Graphenano, une compagnie impliquée dans la production industrielle de graphène en Espagne. C’est Grabat-Energy, une filiale de Graphenano, qui va commercialiser la batterie.

Graphenano et Grabat se sont associés à un partenaire chinois Chint, spécialisé dans l’automatisation, la génération d’électricité et de panneaux solaires. Ils démarrent la première ligne de production d’une batterie révolutionnaire, en mars 2016, dans une usine de 7 000 m2 en Espagne. Le développement de cette batterie s’est fait en collaboration avec les Universités de Cordoue et de Ciudad Real.

Les batteries Grabat vont se retrouver dans les maisons, les voitures électriques, les motocyclettes et les vélos électriques. Sur leur site, on retrouve des exemples pour différentes applications.

  • La batterie Grabat est très sécuritaire par rapport aux incendies
  • Elle peut se recharger en moins d’une minute (100 C)
  • Elle dure quatre fois plus longtemps qu’une batterie Li-ion
  • Elle peut stocker jusqu’à 1 kWh/kg (4 à 8 fois plus qu’une batterie Li-ion)
  • Son volume est 20 % à 30 % de celui d’une batterie Li-ion (3 à 5 fois plus petite)
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